Le tic-tac qui conditionne l’année
À tous les apprenants qui ont lutté tout l’été en envoyant des CV dans tous les sens, sur toutes les plateformes, avec des dizaines de brouillons différents pour les mettre à jour pour chaque candidature :
« Il vous reste deux mois pour trouver une alternance. »
Mais quel stress pour ces premières expériences sur le marché du travail.
Cet été, nous avons publié une offre de recrutement pour embaucher un apprenant dans nos équipes, sur la Péniche des Talents, notre centre de formation Toulousain. Résultat : plus d’une centaine de CV reçus, des relances à tout-va, des entretiens au téléphone, en physique, en visio… Oui, ils sont motivés !
Ils viennent de tous les milieux : sans réseau, avec réseau, avec des années d’expérience ou pas du tout. Ces futurs apprenants sont prêts à se battre pour décrocher une place dans le monde du travail et valider leur diplôme. Et la réalité, c’est qu’ils partagent les mêmes galères, peu importe leur origine sociale : même les “fils à papa” avec carnet d’adresses doré se heurtent à la même difficulté. Le marché est saturé.
Maintenant que c’est dit, pourquoi parle-t-on d’un marché du travail quasi impossible à pénétrer ? La réponse : Un marché en pleine mutation.
Alors, comment casser les codes sur un marché aussi concurrentiel comme celui de l’alternance ?
Parlons chiffres
- En 2024, la France a enregistré près de 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage (+3 % vs 2023), un record. Mais en 2025, la dynamique marque un léger ralentissement, surtout dans le supérieur, selon la Dares.
- Les aides à l’embauche d’un apprenti ont changé : désormais 5 000 € pour les petites structures, 2 000 € pour les grandes, 6 000 € pour les apprentis en situation de handicap. Mais elles ne couvrent que la première année de contrat.
- Depuis juillet 2025, si une formation est réalisée à plus de 80 % en distanciel, le financement des CFA est réduit de 20 % (avec un plancher de 4 000 €). Objectif : privilégier la qualité et l’accompagnement terrain.
- Côté entreprises, l’enquête BMO 2025 de France Travail annonce 2,43 millions de recrutements prévus, mais près d’un sur deux est jugé “difficile” dans certains métiers en tension comme la restauration, le bâtiment ou les soins.
Ces réformes et ces chiffres traduisent un double constat : les jeunes s’accrochent, les employeurs cherchent encore à recruter, mais les règles du jeu changent.
Un marché de l’alternance valorisé mais toujours sous tension
Aujourd’hui, le paradoxe est clair : jamais l’alternance n’a été aussi valorisée, et pourtant, l’accès reste semé d’embûches. Les chiffres de France Travail le confirment : plus de 2,4 millions de projets de recrutement sont prévus en 2025, mais près de la moitié sont jugés difficiles à pourvoir, en particulier dans les métiers dits “en tension” comme la restauration, la santé ou le bâtiment. Dans le même temps, les aides à l’embauche ont été revues à la baisse et recentrées sur la première année, ce qui pousse certaines entreprises à hésiter à s’engager sur des contrats plus longs, notamment dans le supérieur. Le financement des CFA, lui aussi conditionné par la part de distanciel, oblige les organismes de formation à repenser leurs pratiques. Résultat : les étudiants doivent redoubler d’efforts pour se démarquer, tandis que les employeurs doivent arbitrer entre besoins de compétences, contraintes budgétaires et complexité administrative. C’est dans cette zone de friction que se joue l’avenir de l’alternance et c’est aussi là que des solutions nouvelles doivent émerger.
En somme, le compte à rebours est lancé, mais il n’est pas trop tard.
Nous souhaitons à chacun des étudiants en phase de recherche de trouver sa voie.
Pour ceux qui ne trouveraient pas dans les temps, ce n’est que partie remise. Nous ouvrons des sessions toute l’année ! Non vous n’allez pas “perdre une année” ou “aller travailler pour coffrer” vous pouvez venir chez nous. Toutes nos formations se font en alternance, certes, mais c’est une nouvelle opportunité, celle de retenter sa chance.
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