L’industrie au féminin : de la POE à l’emploi

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Et si le seul vrai prérequis pour exercer un métier, c’était d’oser ?  

Des métiers sans genre… une idée qui n’est pas si nouvelle 

Avant de parler de l’avenir, un coup d’œil dans le rétroviseur s’impose. Parce que l’histoire des femmes au travail, c’est aussi l’histoire d’un effacement. 

Les femmes ont toujours travaillé. Elles ont cultivé les terres, géré les commerces, fabriqué, construit, soigné. Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, elles ont fait tourner les usines, les arsenaux, les chaînes de production. Le nombre de femmes employées dans l’industrie passe de 600 000 en 1914 à 1,5 million en 1918*. Sans elles, l’économie nationale se serait effondrée. Elles ont tenu le pays à bout de bras. Puis, au retour des soldats, elles ont été renvoyées dans l’ombre. Leurs contributions, minimisées. Leurs compétences, niées. 

Aujourd’hui, ces représentations vacillent. Le numérique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la construction, la supply chain aéronautique… autant de secteurs qui se féminisent progressivement, mais encore trop lentement. Notamment dans l’industrie, où les femmes représentent encore seulement 30 % des effectifs en France, contre 48 % de la population active toutes branches confondues*. 

La tendance s’inverse, les labels se multiplient, les engagements aussi mais les actes concrets, eux, restent trop rares. C’est précisément là que Léclé a décidé d’agir. 

*Source : Archives nationales (Travail) 

Douze femmes, un pari collectif 

Au départ : douze femmes à des étapes de vie très différentes. Certaines éloignées de l’emploi depuis longtemps, d’autres en pleine reconstruction professionnelle ou personnelle. Mais toutes animées par la même envie : reprendre leur place dans le monde du travail. 

Le pari était simple à formuler, moins évident à tenir : leur donner les clés concrètes pour intégrer un milieu qui, encore aujourd’hui, ne leur fait pas toujours de place spontanément. 

La POE logistique co-organisée avec Renault Trucks n’est pas une formation lambda. Son ruban pédagogique innovant a été pensé par l’équipe pédagogique de Léclé avec une approche globale de la personne. Parce que réintégrer le marché du travail, ce n’est pas seulement acquérir des compétences techniques. C’est aussi retrouver confiance, énergie et envie. 

C’est là qu’intervient TSI qui a apporté une brique sportive au programme. Le sport comme levier de remobilisation : un outil de cohésion, de dépassement de soi, de reconstruction. Une façon de retrouver sa force au sens propre comme au sens figuré. 

Le 18 mai dernier, lors de la remise des médailles, les chiffres ont parlé d’eux-mêmes : 100 % de réussite aux examens du Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (CACES). Et au bout de la ligne, des contrats de travail. 

Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils sont la preuve que lorsqu’on construit un accompagnement sérieux, adapté, les résultats suivent. Ces femmes n’ont pas seulement validé une certification. Elles ont démontré encore une fois qu’il suffit de croire en soi et en ses compétences pour avancer.

L’industrie, un terrain d’avenir pour toutes 

Cette POE n’est pas une initiative isolée. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de féminisation des métiers dits « en tension », ces secteurs qui peinent à recruter en partie parce qu’ils se privent, encore, de la moitié du vivier de talents disponibles. 

Des programmes comme FEMA, porté par Social Builder (lauréat de l’AMI-CMA dans le cadre de France 2030), travaillent dans ce sens : aider les femmes à découvrir des métiers qu’elles ne connaissent pas, à identifier des opportunités dans des secteurs où personne ne les a encore invitées. Parce qu’on ne postule pas à un métier qu’on ne s’imagine pas pouvoir faire. Et parce que trop de compétences restent inexploitées, bridées par des stéréotypes qui n’ont aucune raison d’être. 

La conviction est simple, et elle se vérifie chaque jour sur le terrain : tous les métiers sont accessibles à toutes et à tous. Ce n’est pas une question de capacité. C’est une question de représentation, d’accès, et d’accompagnement. 

Et ce n’est que le début 

Léclé ne s’arrête pas là. De nouveaux formats de formation s’ouvrent, pensés spécifiquement pour répondre aux besoins des métiers d’avenir. Notre objectif : remettre 10 000 personnes à l’emploi, partout en France, avec des solutions adaptées à chaque situation et à chaque territoire. 

Restez à l’affût ! Les prochaines formations et POE verront bientôt le jour.
Contactez-nous pour participer à votre tour à une formation Léclé.

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